Histoire d'alléger ma page que vous trouveras sur l'index dans le site "Galeries du Temps à Naître", je t'offre aujourd'hui, cher visiteur, un conte intitulé "La sorcière de la cave".
La sorcière de la cave
Conte écrit et posté sur le site "Effet Mer" le dimanche 6 août 2006.
Il était une fois, dans une maison, une famille presqu'unie; je dis presque, parce que d'une part ils étaient tous des individus à part entière, et ne s'encordaient pas comme les montagnards, d'ailleurs ils ne s'encordaient pas du tout; mais ils s'aimaient bien fort, ce qui fait que c'était une famille unie.
Mais il se trouvait une sorcière dans la cave, je dis dans la cave, parce que l'histoire de la sorcière du placard aux balais, ça a déjà été écrit avant moi, de plus la sorccière en question ne pouvait pas non plus se trouver dans le robinet, parce que la vedette a été soufflée par une fée, que l'histoire aussi a déjà été écrite, et si vous ne me croyez pas, je ne vais pas bouder, mais je vous renvoie dans n'importe quel site internet dans lequel on vend des bouquins, et dans n'importe quelle librairie, vous trouverez "contes à l'envers"; c'est un remake de contes traditionnels, et vachement marrants.
Après cette parenthèse littéraire, un brin pédante mais non point rasoir -- à mon point de vue à moi-- je continue mon conte.
Donc, d'autre part, comment la sorcière s'était-elle retrouvée dans la cave, c'est ce que je vais vous expliquer pour la compréhension du conte lui-même, et surtout juste histoire d'écrire des conn...des bêtises; si, parce que j'aime en raconter, et je jubile quand je les écris et le pied total quand je les joue: slurp miam glop miam --ça c'est de Bill, le cocker de Boule, ben oui je lis aussi des BD, mais point encore "La Critique de la Raison Pure" (ce n'est pas une BD) mais ça viendra.
Bon, alors imaginez, il y a longtemps, une forêt, un château, et une maison en pain d'épices, avec le toit en chocolat, des fenêtres en massepain, des vitres en sucre candi, les fleurs --sur le rebord de la fenêtre-- en merinques, et des sucres d'orge poussant dans un jardin aussi réjouissant à l'oeil qu'au palais le plus raffiné, et le plus exigeant du plus gourmet des gourmants ayant jamais existé sur la terre ny trouverait rien à redire,, bref de quoi se flanquer une bonne crise de foie, des caries et rages de dents, une indigestion et tout plein d'autres choses désagréables qui nous font comprendre, à nous pauvres humains, non seulement les limites de notre corps, mézenplus la totale signification du proverbe "La gourmandise est dangereuse pour la santé", signification qui, si j'ose dire , s'imprime et dans notre chair, et dans les souvenirs de notre espritaprsè avoir vécu une telle situation.
Cette sorcière donc, attirait non pas seulement des enfants, non pas seulement Hans et Gretel, parce que deux gosses n'est point assez pour une vie de sorcière, mais je crois savoir que pour ces deux-là, elle s'est fait bien avoir, bien fait pour elle, elle n'avait qu'à pas être si méchante ! Puis les enfants ne sont pas aussi naïfs qu'on veut bien nous le faire croire, ou plutôt que nous les adultes voulons nous persuader, car les plus naïfs sont justement les ados et les adultes!
Car qui raconte des histoires à l'enfant? C'est soit l'ado, soit l'adulte! mais ils les oublient, tandis que l'enfant ne les oublie pas! Cela vient plus tard, sauf si en grandissant, il garde un coeur d'enfant, auquel cas il est moins naïf en étant adulte !
Mais un jour un magicien-écrivain-conteur-musicien, s'étant égaré, se retrouva devant cette maison si peu habituelle: et vous pensez bien que la sorcière l'avait vu venir, celui-là; aussitôt qu'il eut mis le pied dans son allée de graviers d'oeufs de Pâques en sucre, elle lui lança un sort pour l'immobiliser; mal lui en prit, car l'homme lui lança un sort lui aussi; mais ce sort les engloba tous deux, et les envoya très loin dans le temps, dans un appartement de la ville de Lyon, lui dans l'habitation même, elle dans la cave.
Lui devint médecin, car qui, en 2006, accepterait un magicien, une fée, un elfe, un gremlin, un extra-terrestre? Et c'était aussi pour se dissimuler, car les humains normaux auraient fini par avoir peur de lui. Donc, il se maria, avec une fée qui passait par là, et qui avait fini par trouver le chemin qui menait droit dans le coeur du magicien; mais elle y déposa son image, de façon à y rester quand même un peu, et pour pouvoir vivre à ses côtés; ils eurent quatre enfants, un peu, si vous voulez un point de comparaison, comme "Ma Sorcière bien-aimée" : bref, tout ce monde-là était heureux, et le magicien ne pensait pas du tout à la sorcière, et ne croyait pas qu'elle fût si près de lui, prête à se venger; par contre la sorcière, elle, savait parfaitement où elle se trouvait!
Dans cette cave se trouvait du bois destiné aussi bien à la cheminée qu'à la sculpture; car les enfants étaient des artistes en toute catégorie, toute forme d'art qui existait sur Terre était maîtrisée par ces quatre zigotos.
Un jour donc, ils descendirent tous les quatre à la cave afin de prendre du bois pour aider à réparer le traîneau du Père Noël; et tombèrent, sans qu'ils s'en rendirent compte tout de suite, entre les griffes de la sorcière; elle avait introduit un somnifère de sa composition dans un aérosol; et aspergea les pauvres petits dès qu'ils pénétrèrent dans son domaine; elle ne perdit pas de temps à les mettre en cage, et à envoyer un message aux parents; mais dans sa joie, elle oublia de doter le message d'ailes, ce qui fait qu'il se tapa toutes les marches de l'immense escalier, étant trop petit pour atteindre le bouton de l'ascenseur; et il ne se voyait pas, mais alors pas du tout, demander ce service à un monsieur tout-le-monde, lequel monsieur serait parti dare-dare chez son psy, ou alors se serait enfui, ou bien encore se serait évanoui, ce qui n'aurait pas arrangé les affaires dudit message; arrivé haut d'une trentaine de marches, il s'assit bien fatiqué...et s'endormit. Le chat de la concierge, toujours prêt à jouer, le repéra, et aussitôt lui sauta dessus; mais le message étant heureusement réveillé à ce moment-là, et doté lui aussi de certains pouvoirs magiques, fit apparaître une selle , des rênes et un mors, et harnacha le petit fauve éberlué.
Et arriva ainsi en étrange équipage au domicile du magicien.
Ils étaient à table tous deux; le message ayant délivré le chat, celui-ci fila sans demander son reste; et la feuille de papier vivante délivra ses mots, qui s'envolèrent dansèrent en l'air, et tout heureux, filèrent par la fenêtre afin d'atterrir sur le clavier de mon ordinateur, afin de composer cette histoire.; puis la feuille, ayant perdu tout ses pouvoirs et étant redevenue un feuiile tout à fait normale, resta sur la table entre les deux assiettes.
Eh, oui, ils mangeaient car ils devaient assister à un spectacle de danse, et les enfants ne venant pas avec eux ce soir-là, ayant déjà vu le spectacle auparavant, ils ne s'inquiétèrent que lorsque le message leur rendit visite.
Alors le magicien descendit à la cave ouvrit la porte et trouva ses enfants changés en canaris, dans une volière, et la sorcière ricanante qui lui dit;
" -Si tu veux récupérer tes enfants, donne-moi dix choses impossibles que je vais te commander, si tu réussis, je serais moi-même changée en canari, car ainsi va la vie et puis c'est mon destin.
-Et si je n'y arrive pas? demanda le magicien.
-Ce sera à ton tour d'entrer dans cette cage. Alors écoute-moi; voici la première des choses que je veux; donne-moi le monde!"
Le magicien étant un tant soit peu malin, répondit; "Fais sonner ton réveil pour 5 heures demain matin, car le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt.
-Grrrrrr!! fit la sorcière, et déjà elle avait une plume jaune au derrière, tandis que les canaris dans la cage avaient un morceau de jean sur le croupion; mais ça ne les gênaient pas, car ils ne devaient pas aller aux toilettes avant trois ou quatre heures plus tard; et de toutes façons, ils avaient toujours leurs pouvoirs magiques qui leur permettaient d'aller aux toilettes même dans les sitations abracadabrantes.
-Je souhaite la lune, le soleil, et les étoiles !
-Regarde-les tous les soirs, ils appartiennent à tous ceux et celles qui les regardent !
-RRRRRhhhaaahhh !! grogna la sorcière, et elle eut un tutu de plumes jaunes, tandis que les enfants avaient un short en jean;
-J'exige que tu me donnes de l'amour !
-L'amour ne se commande pas, ni ne s'achète, il se donne sans condition, de même sans raison; je ne suis amoureux que de ma femme!
-Grrrrrroouaougrrr!! rugit la socière, et ses jambes se transformèrent en pattes, excepté les pieds; puis elle lui dit:
-Donne-moi toute la misère du monde!
-Nul ne peut porter ni supporter toute la misère du monde , c'est un fardeau bien trop lourd pour un seul être vivant!
-Aggrgaagragggrrraaahh agrahhh ! hurla-t-elle, tandis que ses pieds se transformaient en pattes de canari, que les enfants étaent enfin vêtu d'un jean entier et de basketts: apporte-moi le bonheur!
-Le bonheur viendra à toi quand tu le mériteras, quand tu ne t'y attendras pas; ce sera alors à toi de saisir ta chance; nul ne peut agir à ta place !
Ouaouh, malin ce magicien, intelligent et tout et tout, ne trouvez-vous pas?
Du coup, la sorcière se vit vêtue d'une salopette de plumes jaunes, ne restait d'humain que ses bras, ses mains, ses épaules, son cou, sa tête:
Ah, la pauvre, heureusement qu'elle ne se voyait pas dans un miroir, car elle aurait eu honte du ridicule de sa tenue! Les enfants étaient vêtus d'un pull sur le torse, mais restait encore leurs ailes, et leur cou, et leur tête à avoir forme d'oiseau.
Elle fut tellement estomaquée de voir que le magicien avait encore gagné, qu'elle aboya férocement:
-Ouah ouah ggrrroouuuahhrrrgrrr ! Et tout de suite ordonna: donne-moi une main verte!
-La main verte ne se donne pas; ou tu es douée, ou tu ne l'es pas, ou encore tu l'as sans le savoir; dans ce cas, achète des livres de jardinage, et teste ce qu'il disent.
-Ah, ah , ah, rigola la sorcière, de voir qu'elle avait encore une fois échoué, et que son cou devint tout emplumé, tandis que ceux des enfants redevenaient humain; mais si elle rit, ce fut une réaction nerveuse: je vois que j'ai affaire à un petit malin, hein? Dans ce cas, file-moi tout le sable du monde!
-Ah, ça, il te faudra attendre que tous les rochers, toutes les roches, tous les cailloux, toutes les pierres se soit transformés en sable, ce qui risque d'être pratiquement impossible vu que pendant que les uns redeviennent sable , le sable redeviendra roches, pierres, montagnes, collines etc...à toi de jouer, dit le magicien qui s'amusait, de voir qu'il gagnait, de voir se transformer la sorcière et les enfants; est-il utile de préciser que ces derniers se bidonnaient également?
-Cri cri cri cri cri cri, stridula la sorcière tel un criquet, car elle n'avait presque plus de voix tellement elle avait hurlé; dans ce cas aboule et grouille-toi, toutes les musiques existantes ayant existé, et à venir!
-Allume ta radio, écoute disques et cassettes, explore la planête, va aux concerts, et tu auras les musiques déjà créées, pour les autres, laisse-les venir, ou compose toi-même!
-Bof, fit la sorcière, résignée quelques secondes, tandis que ses bras se couvraient de plumes jaunes, et que ceux des enfants retrouvaient leur texture d'avant, j'suis pas une triplette de belleville, moi! bon, heu....donne-moi la beauté!
-La vraie beauté est celle du coeur! C'est à toi de trouver ta propre beauté intérieure, celle qui te rendras plus belle que n'importe quelle nymphette, starlette, mannequin etc! Sache que ce n'est point l'enveloppe qui compte le plus, mais ce qui est à l'intérieur!
Bon, alors, là, si j'ai bien tout compté, ça fait neuf choses impossibles !
Reste la dernière !
La pauvre sorcière vit ses mains se transformer tout à fait en ailes, et les enfants retrouvèrent leurs dix doigts; elle eut une réaction nerveuse, se mit à sauter partout dans la cave, et émit le bruit caractéristique de celle atteinte de gâtisme nerveux, ce qui peut arriver à tout âge;
-Agagaga iguiguigui, ogogogo, ugugugu aga aga aga aga ! Donne-moi la liberté !
-La liberté, tu l'as en toi, c'est toi-même qui t'emprisonne ou te libère, moi je ne peux rien faire ! Et la sorcière, qui n'avait pas compté, se trouva en train de faire "cui cui cui cui" ! Sa tête se transforma en tête de canari, et elle fut tout à fait un canari: les enfant retrouvèrent leur tête d'enfants humains: la cage s'ouvrit toute seule, les quatre zigs sautèrent à terre, et la sorcière transformée en canari fut aspirée dans la cage, laquelle se ferma.
Alors la famille remonta rejoindre la mère, laquelle pleurait toutes les larmes de ses yeux; quand elle entendit la porte s'ouvrir, elle ne bougea qu'à peine, pour apercevoir le couloir: quelle ne fut pas sa joie alors d'être entourée de son mari et de ses enfants!
E
t le bonheur fut complet quand un enfant trouva un pauvre canari perdu et blessé un jour d'hiver; il le mit dans une cage à côté de celui du premier canari; les deux oiseaux se plurent, du coup la mère de famille acheta une cage plus grande, dans laquelle les volatiles pouvaient voler et s'ébattre: bientôt des oeufs apparurent dns un nid, puis les petits sortirent.
Et un jour, la famille partit en vacances, en emmenant les canaris; ils ouvrirent les cages une fois arrivés; et je peux vous assurer que les oiseaux trouvèrent le bonheur; car c'était sur les îles Canaries.
Voilà, ce conte est une parodie d'autres contes,j'espère avoir suivi les règles du jeu, et sinon je compte sur la Marquise de Sade, modératrice du site Effet Mer pour me tirer les oreilles.